|
L’anthropologie biologique
L'anthropobiologie (ou encore l' anthropologie physique) contribue à la reconstitution du monde des
vivants par l’analyse des paramètres biologiques (effectif de la
population inhumée ou incinérée, sexe et âge au décès,
espérance de vie, taux de mortalité, relations de parenté, etc.),
morphologiques et métriques des individus et des populations à
partir des caractères osseux et dentaires. Ces analyses, menées en
laboratoire, fournissent des données permettant d’apprécier la
variabilité dans et entre les populations, l’homogénéité ou l’hétérogénéité
du peuplement et son évolution dans une région donnée. |

|
Dans le cas des sépultures à incinération, les méthodes de l’anthropologie
funéraire ont été adaptées à la nature des vestiges osseux
souvent réduits à de petits fragments calcinés. La fragmentation et
la déformation des os excluent, la plupart du temps, toute
possibilité de reconstitution morphologique et d’analyse
métrique des sujets incinérés. En revanche, les vestiges osseux,
qui restent l’élément central du rituel funéraire et les
offrandes dont ils sont souvent accompagnés permettent d’accéder
à des données biologiques (le nombre d’individus, l’âge au
décès et quelques fois le sexe, les spécificités morphologiques,
etc.)
et funéraires (les modalités de la crémation et de l’ensevelissement
et les gestes liés à ces opérations).
|